Colloque international et pluridisciplinaire : Culture et mémoire : quelles représentations ?
École Polytechnique – Palaiseau, du 22 au 24 mars 2007
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février 24, 2007
Mémoire des signes ne s’intéresse pas aux faits directement, mais à leur expression et notamment à leur représentation. La place importante qu’occupent aujourd’hui les violences collectives dans la mémoire et, ce faisant, dans la culture occidentale engage à ce qu’une partie de ce site leur soit consacrée. Cependant, mémoire-des-signes cherche tout autant à interroger les positions que l’on occupe dans le monde au regard de la mémoire, ce mode de rapport au passé propre à notre âge qui peut éclairer le présent comme l’avenir. C’est pourquoi, au-delà de l’articulation violence/culture, il est question ici de la condition moderne de l’homme. La perspective qui s’ouvre ainsi répond aux exigences d’un sujet qui nécessite tout autant la mise en dialogue d’une pluralité de voix et de pensées, que de tenir l’actualité à distance pour ne pas être aveuglé par son urgence.
Responsable du site : Philippe Mesnard
ACTUALITÉS
École Polytechnique – Palaiseau, du 22 au 24 mars 2007
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Mercredi 21 mars 2007
19h30 Maison Heinrich Heine
dans le cadre du colloque « Culture et mémoire : quelles représentations ? » organisé du 22 au 24 mars 2007 par le Département des Langues et Cultures de l’École Polytechnique
Animation : Philippe Mesnard (Université de Marne-la-Vallée/Haute École de Bruxelles) et Georges Tyras (Université Grenoble 3)
en coopération avec le Colegio de España
Entre 1995 et 2005, Alfons Cervera écrit son cycle de la mémoire sur la Guerre Civile espagnole, cinq romans (El color del crepúsculo, Maquis, La noche inmóvil, La sombra del cielo, Aquel invierno) qui reconstituent la vie d’un village de la Serranía de Valencia et qui embrassent la période du franquisme jusqu’à la transition démocratique, avec une attention particulière à la résistance armée antifranquiste. Dans In den Augen meines Großvaters (2004), Thomas Medicus décrit ses tentatives de reconstituer les derniers mois de la vie de son grand-père, général de la Wehrmacht tué en 1944 dans une embuscade de partisans en Toscane. En 2006, Frediano Sessi revient dans Prigionieri della memoria sur la guerre civile qui a éclaté pendant la Deuxième guerre mondiale et qui a divisé et divise encore l’Italie. En décrivant la rencontre, après quinze ans, de deux jeunes ayant appartenu à des camps opposés, ce récit interroge les raisons des uns et des autres de choisir tel ou tel camp.
Cette rencontre avec trois écrivains européens confronte des mémoires à la fois historiquement liées et radicalement différentes. Elle permet d’interroger les modalités du retour actuel sur le passé, le rapport entre réalité et fiction dans l’écriture contemporaine, tout en abordant les questions de la transmission du passé, du rapport aux crimes et à leurs agents et d’une réconciliation possible ou non.
prochaines séances:
8 mars : La poésie yiddish de la Destruction (Yitskhok Katzenelson ; Abraham Sutzkever ; Simha Guterman), avec Batia Baum
22 mars : la représentation théâtrale (1) avec Martin Mégevand